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Les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul
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16 août 2008, Bénédiction des médailles.

“Dieu tout puissant, bénis cette médaille de la Sainte Vierge apparue en cette chapelle, et ceux qui la porteront,pour qu’à l’exemple de la Vierge Marie, ils accueillent la parole de Dieu et la méditent en leur cœur. Par l'intercession de la Vierge Marie, accorde-leur les grâces promises à ceux qui la portent avec dévotion et ils prieront avec foi et confiance.” C’est à peu près la formule qu’utilisent les Filles de la Charité pour bénir les médailles que les pèlerins leur présentent, Rue du Bac, à Paris.

En approchant de la Chapelle de la Rue du Bac, j’eus la surprise de voir une Fille de la Charité bénir des médailles, près de l’entrée, et je choisis de m’arrêter pour l'observer un moment. Peu à peu, je sentis ma curiosité se transformer en complicité vis-à-vis de la Soeur et des gens qui se présentaient, jusqu’à m’en émouvoir. Dans la simplicité de cette rencontre de visage à visage, il m’a semblé sentir quelque chose de la présence de Dieu.

Je vis des hommes et des femmes, de toutes races et couleurs, en recherche de “quelque chose de plus” que l’étourdissant et angoissant tourbillon du quotidien. Dans ces visages, dans ces mains, dans ces regards, j’ai perçu la capacité d’étonnement devant le message de Jésus, ce message que nous nous imaginons parfois compliqué. Ces gestes m’ont rappelé celui de cette femme de l'évangile qui voulait toucher les franges du vêtement de Jésus. En cela, elle précédait mon désir de toucher les objets, de marcher sur les places où Dieu a voulu manifester sa bonté miséricordieuse. Tout est médiation pour qui accepte de s’émerveiller… et je priai.

Il m’a semblé être témoin d’une pastorale extraordinaire, d'une évangélisation donnant la primauté à l'accueil pour cheminer vers Dieu, par ce geste simple : la bénédiction de la médaille, comme mettre encore plus en valeur ce mémorial de l'amour et de la protection de la Sainte Vierge.

Le fait de “demander la bénédiction” est un acte de foi et de confiance. Pour la sœur comme pour les personnes qui viennent présenter une médaille, un chapelet, c’est une expérience de grâce, de communion, de présence de Dieu, de joie indicible qui se lit parfois sur les visages.

C’est avec bonheur que j'ai pris conscience qu'au-delà des langues conventionnelles, existe le langage des gestes : un langage d’amour. J’ai davantage compris comment un service insignifiant peut parler au cœur comme un “cours” de mariologie. Sans doute la Vierge et Catherine ont-elles dû parler de ces choses, la nuit de 18 au 19 juillet 1830... C’est un grand message confié à la Compagnie, et dont chaque Fille de la Charité est responsable.

Merci Marie, et merci mes Sœurs qui, par vos signes de foi, rejoignez les pauvres de Yahvé, dont je fais partie.

Rosa Mendoza, Fille de la Charité
Province de Barcelone